Au fil du temps

Carrefour de la route de la mer et de la vie marchande descendant de la région nantaise, Falleron a une histoire marquée par sa situation géographique, qui en fait de tous temps un lieu de passage très fréquenté.

La commune tire son nom d’un modeste cours d’eau d’une trentaine de kilomètres qui se jette dans l’océan à Paulx, autrefois Paules, les premiers habitants sédentaires étant devenus les Fallero. Mi-agriculteurs, mi-éleveurs, ils s’adonnaient à la culture des céréales et élevaient le porc. Potiers ou tisserands à leurs heures, ils commerçaient avec les peuplades de Gampiane (La Garnache) ou d’Abinione (Le Bignon de St Christophe).

Falleron, lieu de passage à partir de 830 pour les pilleurs normands. Région ravagée où les populations fuient devant l’envahisseur. Lieu de retour par contre, vers l’an 1000, de serfs et de vilains, sécurisés et encouragés par les moines commencèrent à défricher la région; et vers 1080 à édifier Breuil-Herbault.

Falleron terre d’asile, du moins si l’on en croit la légende, pour ces quatre marins anglais drossés par la tempête et qui échouèrent à Freligne. Par dévotion, ils réalisent le vœu fait dans la tourmente et entreprennent la construction de la chapelle.

Lieu de passage pour Louis, treizième du nom, en cette matinée du jeudi 14 avril 1622. Venant de Legé, le roi se dirige vers Challans où il couchera, descendant de sa lointaine capitale pour commander l’armée royale qui lutte contre les partisans de Soubise retranchés dans l’île de Rie (Riez).

Lieu de séjour éphémère pour le curé Musset, curé jureur, député de la Vendée qui entre autres votera la mort du roi le 17 janvier 1793. Lieu de passage pour l’armée de Charrette, entre le territoire opérationnel de la côte et le quartier général de la Brésilière en Legé. Lieu de restauration où les paydrets ont coutumes de recevoir force rasades. Point de départ le 14 septembre 1774 pour le généralissime et ses troupes pour l’attaque du camp bleu de Freligne. Après la victoire des vendéens, 1 500 cadavres joncheront les environs.

Lieu de tractation, ce 2 juin 1815 à la Cure où, par l’arrêté de Falleron, d’Autichamp, Sapinaud et de Suzannet signent l’abandon de Louis de la Rochejacquelin (frère de Henri), qui avec 3 000 hommes procède au débarquement d’armes livrées par les navires anglais sur la côte de Saint Hilaire de Riez.

Lieu de passage, enfin, mais bien plus lieu d’accueil le 19 mai 1965, pour la population massée à ce carrefour pour recevoir Charles de Gaulle à son entrée dans le département.